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Procédure civile relatif au divorce

Code procédure civile

Extraits du  code de Procédure Civile :    

– Rappel des notions de Procédure Civile :              4 à 20

– Compétences:                             1070 à 1072

– Conciliation                                127 à 129-1

– Dispositions générales :               1070 et 1073

– Enquête sociale :                         1072

– Publicité des jugements :              1074

– Les demandes :                            1075-1

– La prestation compensatoire :        1079 à 1080-1

– La publicité des jugements :         1081 à 1082-1

– Modif. des mesures accessoires :  1083 à 1085

– Le pourvoi en Cassation :            1086 à 1087

– Divorce à l’amiable (avec juge) :     1088 à 1105

– Divorces conflictuels

. la requête initiale                     1106 à 1107

. la tentative de conciliation      1108 à 1113

. l’instance                                 1114 à 1116

. les mesures provisoires             1117 à 1119

– variante divorce accepté :           1120 à 1125

– Variante altération lien conjugal :   1126 à 1127

– Variante pour faute :                   1128

– Séparation de corps :                   1129 à 1137

– Dispositions diverses:                  1138 à 1143

– Divorce à l’amiable (SANS JUGE) :1144 à 1148-2

AUTRES

– Contenu du jugement  conflictuel    450 à 466

– Les dépens                                  695 à 700

– Procédure contentieuse mise en état :750 à 792

– Appel                                          901 à 954

– Le partage des biens                    1358 à 1136-2

Notions élémentaires de Procédure Civile

Section 2. – L’objet du litige
Article 4- L’objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties. – Ces prétentions sont fixées par l’acte introductif d’instance et par les conclusions en défense. Toutefois, l’objet du litige peut être modifié par des demandes incidentes lorsque celles-ci se rattachent aux prétentions originaires par un lien suffisant.

Article 5- Le juge doit se prononcer sur tout ce qui est demandé et seulement sur ce qui est demandé.<

L’association dispose d’une fiche sur les détails à ne pas oublier, tant pour un divorce à l’amiable, comme pour les divorces sur faute, demande acceptée, etc..

Section 3. – Les faits
Article 6- A l’appui de leurs prétentions, les parties ont la charge d’alléguer les faits propres à les fonder.

Article 7- Le juge ne peut fonder sa décision sur des faits qui ne sont pas dans le débat. – Parmi les éléments du débat, le juge peut prendre en considération même les faits que les parties n’auraient pas spécialement invoqués au soutien de leurs prétentions.

Article 8- Le juge peut inviter les parties à fournir les explications de fait qu’il estime nécessaires à la solution du litige.

Section 4.- Les preuves
Article 9- Il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention.

Article 10- Le juge a le pouvoir d’ordonner d’office toutes les mesures d’instruction légalement admissibles.

Article 11- Les parties sont tenues d’apporter leur concours aux mesures d’instruction sauf au juge à tirer toute conséquence d’une abstention ou d’un refus. – Si une partie détient un élément de preuve, le juge peut, à la requête de l’autre partie, lui enjoindre de le produire, au besoin à peine d’astreindre. Il peut, à la requête de l’une des parties, demander ou ordonner, au besoin sous la même peine, la production de tous documents détenus par des tiers s’il n’existe pas d’empêchement légitime.

Section 5. – Le droit
Article 12- Le juge tranche le litige conformément aux règles de droit qui lui sont applicables.
– Il doit donner ou restituer leur exacte qualification aux faits et actes litigieux sans s’arrêter à la dénomination que les parties en auraient proposée.- Il peut relever d’office les moyens de pur droit quel que soit le fondement juridique invoqué par les parties.
– Toutefois, il ne peut changer la dénomination ou le fondement juridique lorsque les parties, en vertu d’un accord exprès et pour les droits dont elles ont la libre disposition, l’ont lié par les qualifications et points de droit auxquels elles entendent limiter le débat.- Le litige né, les parties peuvent aussi, dans les mêmes matières et sous la même condition, conférer au juge mission de statuer comme amiable compositeur, sous réserve d’appel si elles n’y ont pas spécialement renoncé.

Article 13- Le juge peut inviter les parties à fournir les explications de droit qu’il estime nécessaires à la solution du litige.

Section 6 – La contradiction
Article 14- Nulle partie ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée.

Article 15- Les parties doivent se faire connaître mutuellement en temps utile les moyens de fait sur lesquels elles fondent leurs prétentions, les éléments de preuve qu’elles produisent et les moyens de droit qu’elles invoquent, afin que chacune soit à même d’organiser sa défense.

Article 16- Le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction.- Il ne peut retenir, dans sa décision, les moyens, les explications et les documents invoqués ou produits par les parties que si celles-ci ont été à même d’en débattre contradictoirement. – Il ne peut fonder sa décision sur les moyens de droit qu’il a relevés d’office sans avoir au préalable invité les parties à présenter leurs observations.

Article 17- Lorsque la loi permet ou la nécessité commande qu’une mesure soit ordonnée à l’insu d’une partie, celle-ci dispose d’un recours approprié contre la décision qui lui fait grief.

Section 7. – La défense

Article 18- Les parties peuvent se défendre elles-mêmes, sous réserve des cas dans lesquels la représentation est obligatoire.

Article 19- Les parties choisissent librement leur défenseur soit pour se faire représenter soit pour se faire assister suivant ce que la loi permet ou ordonne.

Article 20- Le juge peut toujours entendre les parties elles-mêmes.

Le divorce

Section 1 : Dispositions générales

Article 1070  code procédure civile
-Le juge aux affaires familiales territorialement compétent est :
– le juge du lieu où se trouve la résidence de la famille,
– si les parents vivent séparément, le juge du lieu de résidence du parent avec lequel résident habituellement les enfants mineurs en cas d’exercice en commun de l’autorité parentale, ou du lieu de résidence du parent qui exerce seul cette autorité,
– dans les autres cas, le juge du lieu où réside celui qui n’a pas pris l’initiative de la procédure. En cas de demande conjointe, le juge compétent est, selon le choix des parties, celui du lieu où réside l’une ou l’autre.
Toutefois, lorsque le litige porte seulement sur la pension alimentaire, la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant, la contribution aux charges du mariage ou la prestation compensatoire, le juge compétent peut être celui du lieu où réside l’époux créancier ou le parent qui assume à titre principal la charge des enfants, même majeurs. La compétence territoriale est déterminée par la résidence au jour de la demande ou, en matière de divorce, au jour où la requête initiale est présentée.

Article 1071 Code procédure civile – Le juge aux affaires familiales a pour mission de tenter de concilier les parties. Saisi d’un litige, il peut proposer une mesure de médiation et, après avoir recueilli l’accord des parties, désigner un médiateur familial pour y procéder. La décision enjoignant aux parties de rencontrer un médiateur familial en application des Article 255 et 373-2-10 du code civil n’est pas susceptible de recours. Enquête sociale

Article 1072 Code procédure civile – Sans préjudice de toute autre mesure d’instruction et sous réserve des dispositions prévues au troisième alinéa de l’Article 373-2-12 du code civil, le juge peut, même d’office, ordonner une enquête sociale s’il s’estime insuffisamment informé par les éléments dont il dispose. L’enquête sociale porte sur la situation de la famille ainsi que, le cas échéant, sur les possibilités de réalisation du projet des parents ou de l’un d’eux quant aux modalités d’exercice de l’autorité parentale. Elle donne lieu à un rapport où sont consignées les constatations faites par l’enquêteur et les solutions proposées par lui. Le juge donne communication du rapport aux parties en leur fixant un délai dans lequel elles auront la faculté de demander un complément d’enquête ou une nouvelle enquête.

Article 1073 code procédure civile – Le juge aux affaires familiales est, le cas échéant, juge de la mise en état. Il exerce aussi les fonctions de juge des référés.
Publicité des jugements Article 1074 (Décret nº 2004-1158 octobre 2004) Les demandes sont formées, instruites et jugées en chambre du conseil. Toutefois, les décisions relatives au nom, au prénom ou au divorce sont rendues publiquement.

Article 1074-1 code procédure civile – Les mesures portant sur l’exercice de l’autorité parentale, la pension alimentaire, la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant et la contribution aux charges du mariage, ainsi que toutes les mesures prises en application de l’Article 255 du code civil (mesures provisoires), sont exécutoires de droit à titre provisoire.

Les demandes

Article 1075-1 Code procédure civile -Lorsqu’une prestation compensatoire est demandée au juge ou prévue dans une convention, chaque époux produit la déclaration sur l’honneur mentionnée à l’Article 272 du code civil.

Article 1075-2 .-  Les époux doivent, à la demande du juge, justifier de leurs charges et ressources, notamment par la production de déclarations de revenus, d’avis d’imposition et de bordereaux de situation fiscale. Ils doivent également, à sa demande, produire les pièces justificatives relatives à leur patrimoine et leurs conditions de vie, en complément de la déclaration sur l’honneur permettant la fixation de la prestation compensatoire.

Article 1076 – L’époux qui présente une demande en divorce peut, en tout état de cause, et même en appel, lui substituer une demande en séparation de corps. La substitution inverse est interdite.

Article 1076-1 –  Lorsqu’une des parties n’a demandé que le versement d’une pension alimentaire ou d’une contribution aux charges du mariage, le juge ne peut prononcer le divorce sans avoir invité les parties à s’expliquer sur le versement d’une prestation compensatoire.

Article 1077 – La demande ne peut être fondée que sur un seul des cas prévus à l’Article 229 du code civil. Toute demande formée à titre subsidiaire sur un autre cas est irrecevable. Hormis les cas prévus aux Article 247 à 247-2 du code civil, il ne peut, en cours d’instance, être substitué à une demande fondée sur un des cas de divorce définis à l’Article 229 du code civil une demande fondée sur un autre cas.

Article 1078 (Abrogé par Décret nº 2004-1158 du 29 octobre 2004)

Article 1079 Code procédure civile – La prestation compensatoire ne peut être assortie de l’exécution provisoire. Toutefois, elle peut l’être en tout ou partie, lorsque l’absence d’exécution aurait des conséquences manifestement excessives pour le créancier en cas de recours sur la prestation compensatoire alors que le prononcé du divorce a acquis force de chose jugée. Cette exécution provisoire ne prend effet qu’au jour où le prononcé du divorce a acquis force de chose jugée.

Article 1080  code procédure civile – Lorsque des biens ou des droits sont attribués à titre de prestation compensatoire en application du 2º de l’Article 274 du code civil, la convention homologuée ou la décision qui prononce le divorce précise leur valeur. Lorsque ces biens ou droits sont soumis à la publicité foncière, elle précise en outre les mentions nécessaires à la publication du titre de propriété dans les formes prévues par le décret nº 55-22 du 4 janvier 1955 portant réforme de la publicité foncière. La publicité et preuves des jugements

Article 1081 –  Le dispositif de la décision mentionne la date de l’ordonnance de non-conciliation.

Article 1082 Code procédure civile – Mention du divorce ou de la séparation de corps est portée en marge de l’acte de mariage, ainsi que de l’acte de naissance de chacun des époux, au vu d’un extrait de la décision ne comportant que son dispositif et accompagné de la justification de son caractère exécutoire conformément à l’Article 506. Si le mariage a été célébré à l’étranger et en l’absence d’acte de mariage conservé par une autorité française, mention du dispositif de la décision est portée en marge de l’acte de naissance de chacun des époux, si cet acte est conservé sur un registre français. A défaut, l’extrait de la décision est conservé au répertoire mentionné à l’Article 4-1 du décret nº 65-422 du 1er juin 1965 portant création d’un service central d’état civil au ministère des affaires étrangères.

Article 1082-1 code procédure civile – Il est justifié, à l’égard des tiers, d’un divorce ou d’une séparation de corps par la seule production d’un extrait de la décision l’ayant prononcé ne comportant que son dispositif, accompagné de la justification de son caractère exécutoire conformément à l’Article 506.

Modification des mesures accessoires

Article 1083  Code procédure civile – Lorsque le jugement prononçant le divorce est frappé d’appel, la modification des mesures accessoires exécutoires par provision en application de l’Article 1074-1, en cas de survenance d’un fait nouveau, ne peut être demandée, selon le cas, qu’au premier président de la cour d’appel ou au conseiller de la mise en état.

Article 1084 code procédure civile – Quand il y a lieu de statuer, après le prononcé du divorce, sur l’exercice de l’autorité parentale, la pension alimentaire ou la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant, la demande est présentée, même si un pourvoi en cassation a été formé, au juge aux affaires familiales selon les modalités prévues à la section III du présent chapitre. Il en est de même, lorsque le divorce a acquis force de chose jugée, des demandes portant sur la prestation compensatoire. Les art 1075-1 et 1075-2 du présent code sont applicables.

Article 1085  Code procédure civile -Le juge peut demander communication du dossier à la juridiction qui a prononcé le divorce.

Le pourvoi en Cassation

Article 1086 – Le délai de pourvoi en cassation suspend l’exécution de la décision qui prononce le divorce. Le pourvoi en cassation exercé dans ce délai est également suspensif.

Article 1087 Code procédure civile – L’effet suspensif qui s’attache au pourvoi en cassation ainsi qu’à son délai ne s’applique pas aux dispositions de la décision ou de la convention homologuée qui concernent les pensions, la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant et l’exercice de l’autorité parentale.

Le divorce à l’amiable Sous-section 2 : Le divorce par consentement mutuel

Article 1088 –  Le divorce par consentement mutuel relève de la matière gracieuse.

Article 1089 – La demande en divorce est formée par une requête unique des époux.

Article 1090 Code procédure civile – La requête, qui n’indique pas les faits à l’origine de la demande, doit contenir, à peine d’irrecevabilité :
1º Les nom, prénoms, profession, résidence, nationalité, date et lieu de naissance de chacun des époux,  la date et le lieu de leur mariage,  les mêmes indications, le cas échéant, pour chacun de leurs enfants,
2º Les renseignements prévus à l’Article 1075,
3º L’indication de la juridiction devant laquelle la demande est portée,
4º Le nom des avocats chargés par les époux de les représenter, ou de celui qu’ils ont choisi à cet effet d’un commun accord. Sous la même sanction, la requête est datée et est signée par chacun des époux et leur avocat.

Article 1091  Code procédure civile – A peine d’irrecevabilité, la requête comprend en annexe une convention portant règlement complet des effets du divorce et incluant notamment un état liquidatif du régime matrimonial ou la déclaration qu’il n’y a pas lieu à liquidation. L’état liquidatif doit être passé en la forme authentique devant notaire lorsque la liquidation porte sur des biens soumis à publicité foncière. Sous la même sanction, chacun des documents est daté et signé par chacun des époux et leur avocat.

Article 1092 Code procédure civile – Le juge aux affaires familiales est saisi par la remise au greffe de la requête, qui vaut conclusions. Il convoque chacun des époux par lettre simple expédiée quinze jours au moins avant la date qu’il fixe pour leur audition. Il avise le ou les avocats.

Article 1093  à 1098  (Abrogés par Décret nº 2004-1158 du 29 octobre 2004)

Article 1099 Code procédure civile  Au jour fixé, le juge procède selon les modalités prévues aux Art 250 à 250-3 du code civil,  il vérifie la recevabilité de la requête,  il s’assure que le consentement des époux est libre et éclairé et appelle leur attention sur l’importance des engagements pris par eux, notamment quant à l’exercice de l’autorité parentale. Avec l’accord des parties, en présence du ou des avocats, le juge peut faire supprimer ou modifier les clauses de la convention qui lui paraîtraient contraires à l’intérêt des enfants ou de l’un des époux. Il rend sur-le-champ un jugement par lequel il homologue la convention et prononce le divorce.

Article 1100 Code procédure civile – Si la convention lui paraît préserver insuffisamment les intérêts des enfants ou de l’un des époux, le juge peut refuser de l’homologuer, ne pas prononcer le divorce et ajourner sa décision, par ordonnance rendue sur-le-champ, jusqu’à présentation d’une nouvelle convention. Il informe les époux qu’ils devront présenter une nouvelle convention avant l’expiration d’un délai de six mois. L’ordonnance fait mention de cette information et de son contenu. L’ordonnance précise les conditions ou garanties auxquelles seront subordonnés l’homologation de la nouvelle convention et, en conséquence, le prononcé du divorce. Elle comprend, le cas échéant, les mesures provisoires homologuées par le juge en application de l’Article 250-2 du code civil.

Article 1101 – Le délai de six mois pour présenter une nouvelle convention est suspendu en cas d’appel. A défaut de présentation d’une nouvelle convention dans le délai fixé, le juge constate d’office, par ordonnance, la caducité de la demande en divorce. Lorsque les époux présentent une nouvelle convention, les parties sont convoquées selon les modalités prévues à l’Article 1092. S’il refuse de l’homologuer, le juge rend une ordonnance par laquelle il constate la caducité de la demande en divorce.

Article 1102 Code procédure civile – Les décisions du juge aux affaires familiales sont susceptibles d’appel, à l’exception de celles qui prononcent le divorce. Le délai d’appel est de quinze jours,  il court à compter de la date de la décision.

Article 1103 Code procédure civile – Le délai de pourvoi en cassation est de quinze jours à compter du prononcé de la décision qui homologue la convention des époux et prononce le divorce.

Article 1104 Code procédure civile – Les créanciers de l’un et de l’autre époux peuvent faire déclarer que la convention homologuée leur est inopposable en formant tierce opposition contre la décision d’homologation dans l’année qui suit l’accomplissement des formalités mentionnées à l’Article 262 du Code civil.

Article 1105 Code procédure civile – Les dépens de l’instance sont partagés par moitié entre les époux, si leur convention n’en dispose autrement. Les Divorces Conflictuels

Sous-section 3 : Les autres procédures de divorce

Article 1106 Code procédure civile – L’époux qui veut former une demande en divorce présente par avocat une requête au juge. La requête n’indique ni le fondement juridique de la demande en divorce ni les faits à l’origine de celle-ci. Elle contient les demandes formées au titre des mesures provisoires et un exposé sommaire de leurs motifs. L’époux est tenu de se présenter en personne quand il sollicite des mesures d’urgence. En cas d’empêchement dûment constaté, le magistrat se rend à la résidence de l’époux.

Article 1107 Code procédure civile – Au bas de la requête, le juge indique les jour, heure et lieu auxquels il procédera à la tentative de conciliation. Il prescrit, s’il y a lieu, les mesures d’urgence prévues à l’Article 257 du Code civil.L’ordonnance ne peut faire l’objet d’aucun recours.

Article 1108 Code procédure civile – L’époux qui n’a pas présenté la requête est convoqué par le greffe à la tentative de conciliation, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, confirmée le même jour par lettre simple. A peine de nullité, la lettre recommandée doit être expédiée quinze jours au moins à l’avance et accompagnée d’une copie de l’ordonnance.La convocation adressée à l’époux qui n’a pas présenté la requête l’informe qu’il doit se présenter en personne, seul ou assisté d’un avocat. Elle précise que l’assistance d’un avocat est obligatoire pour accepter, lors de l’audience de conciliation, le principe de la rupture du mariage. Le greffe avise l’avocat de l’époux qui a présenté la requête. A la notification par lettre recommandée est également jointe, à titre d’information, une notice exposant, notamment, les dispositions des Art  252 à 254 ainsi que des 1º et 2º de l’Article 255 du code civil.

Article 1109 Code procédure civile – En cas d’urgence, le juge aux affaires familiales peut autoriser l’un des époux, sur sa requête, à assigner l’autre époux à jour fixe à fin de conciliation.

Article 1110 Code procédure civile – Au jour indiqué, le juge statue d’abord, s’il y a lieu, sur la compétence.Il rappelle aux époux les dispositions de l’Article 252-4 du code civil,  il procède ensuite à la tentative de conciliation selon les prescriptions des Article 252-1 à 253 du même code. Si l’un des époux se trouve dans l’impossibilité de se rendre au lieu indiqué, le juge peut en fixer un autre, se transporter, même en dehors de son ressort, pour entendre sur place le conjoint empêché ou donner mission à un autre magistrat de procéder à cette audition.

Article 1111  Code procédure civile – Lorsqu’il constate, après avoir entendu chacun des époux sur le principe de la rupture, que le demandeur maintient sa demande, le juge rend une ordonnance par laquelle il peut soit renvoyer les parties, conformément à l’Article 252-2 du code civil, à une nouvelle tentative de conciliation, soit autoriser immédiatement les époux à introduire l’instance en divorce. Dans l’un et l’autre cas, il peut ordonner tout ou partie des mesures provisoires prévues aux Article 254 à 257 du code civil.Lorsqu’il autorise à introduire l’instance, le juge rappelle dans son ordonnance les délais prévus à l’Article 1113 du présent code.

Article 1112 Code procédure civile – L’ordonnance rendue en application des Article 1110 et 1111 est susceptible d’appel dans les quinze jours de sa notification, mais seulement quant à la compétence et aux mesures provisoires.

Article 1113 Code procédure civile – Dans les trois mois du prononcé de l’ordonnance, seul l’époux qui a présenté la requête initiale peut assigner en divorce. En cas de réconciliation des époux ou si l’instance n’a pas été introduite dans les trente mois du prononcé de l’ordonnance, toutes ses dispositions sont caduques, y compris l’autorisation d’introduire l’instance.

Article 1114 Code procédure civile – Sous réserve des règles édictées par les deux premières sections du présent chapitre, l’instance est formée, instruite et jugée selon la procédure en matière contentieuse applicable devant le tribunal de grande instance.

Article 1115  Code procédure civile –  La proposition de règlement des intérêts pécuniaires des époux, prévue par l’Article 257-2 du code civil, contient un descriptif sommaire de leur patrimoine et précise les intentions du demandeur quant à la liquidation de la communauté ou de l’indivision, et, le cas échéant, quant à la répartition des biens.Elle ne constitue pas une prétention au sens de l’Article 4 du présent code. L’irrecevabilité prévue par l’Article 257-2 du code civil doit être invoquée avant toute défense au fond.

Article 1116  (Abrogé par Décret nº 2004-1158 du 29 octobre 2004)

Article 1117 Code procédure civile – Lorsqu’il ordonne des mesures provisoires, le juge peut prendre en considération les arrangements que les époux ont déjà conclus entre eux.

Article 1118 Code procédure civile –  En cas de survenance d’un fait nouveau, le juge peut, jusqu’au dessaisissement de la juridiction, supprimer, modifier ou compléter les mesures provisoires qu’il a prescrites.Avant l’introduction de l’instance, la demande est formée, instruite et jugée selon les modalités prévues à la section III du présent chapitre.

Article 1119  Code procédure civile – La décision relative aux mesures provisoires est susceptible d’appel dans les quinze jours de sa notification.En cas d’appel, les modifications des mesures provisoires, s’il y a survenance d’un fait nouveau, ne peuvent être demandées, selon le cas, qu’au premier président de la cour d’appel ou au conseiller de la mise en état.
divorce accepté

Article 1120  Code procédure civile – Un majeur protégé ne peut acquiescer au jugement de divorce, ou se désister de l’appel, qu’avec l’autorisation du juge des tutelles.

Article 1121 (Abrogé par Décret nº 2004-1158 du 29 octobre 2004)

Article 1122  (Abrogé par Décret nº 2004-1158 du 29 octobre 2004)

Article 1123  Code procédure civile  – A tout moment de la procédure, les époux peuvent accepter le principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci. A l’audience de conciliation, cette acceptation est constatée immédiatement dans un procès-verbal dressé par le juge et signé par les époux et leurs avocats respectifs. Le juge renvoie alors les époux à introduire l’instance pour qu’il prononce le divorce et statue sur ses effets, la cause du divorce demeurant acquise. Le procès-verbal est annexé à l’ordonnance.A défaut, chaque époux peut déclarer, par un écrit signé de sa main, qu’il accepte le principe de la rupture du mariage. Les deux déclarations sont annexées à la requête conjointe introductive d’instance.En cours d’instance, la demande formée en application de l’Article 247-1 du code civil doit être formulée de façon expresse et concordante dans les conclusions des parties. Chaque époux annexe sa déclaration d’acceptation à ses conclusions. A peine de nullité, le procès-verbal ou la déclaration écrite rappelle les mentions du second alinéa de l’Article 233 du code civil.

Article 1124  Code procédure civile – Le juge aux affaires familiales prononce le divorce sans autre motif que l’acceptation des époux.

Article 1125  Code procédure civile – Les dépens de la procédure, jusque et y compris l’assignation afin de voir prononcer le divorce, sont partagés par moitié entre les époux, sauf décision contraire du juge. altération lien conjugal

Article 1126  Code procédure civile – Sous réserve des dispositions de l’Article 472, le juge ne peut relever d’office le moyen tiré du défaut d’expiration du délai de deux ans prévu au premier alinéa de l’Article 238 du code civil.

Article 1127 – Les dépens de l’instance sont à la charge de l’époux qui en a pris l’initiative, à moins que le juge n’en dispose autrement. pour faute

Article 1128  Code procédure civile – La demande tendant à dispenser le juge aux affaires familiales d’énoncer dans les motifs de sa décision les torts et griefs des époux doit être formulée de façon expresse et concordante dans les conclusions de l’un et l’autre époux. Le juge aux affaires familiales se borne à constater qu’il existe les faits constitutifs d’une cause de divorce selon le Code civil, titre « Du divorce », section IV, du chapitre Ier.La séparation de corps

Article 1129  Code procédure civile – La procédure de la séparation de corps obéit aux règles prévues pour la procédure du divorce.

Article 1130Code procédure civile – La déclaration de reprise de la vie commune est mentionnée en marge de l’acte de mariage et de l’acte de naissance de chacun des époux.Les mêmes mentions sont opérées à la diligence du notaire qui a dressé l’acte constatant la reprise de la vie commune.

Le divorce sur conversion de la séparation de corps

Article 1131 . – Hors le cas où la requête et la convention sont datées et signées par chacun des époux et leur avocat.

Article 1132 ,  En cas de séparation de corps par consentement mutuel, la requête aux fins de conversion, à peine d’irrecevabilité, contient les mentions requises par l’art. 1090, l’indication de la décision qui a prononcé la séparation de corps, et est accompagnée d’une convention sur les conséquences du divorce.Sous la même sanction, la requête et la convention sont datées et signées par chacun des époux et leur avocat.

Article 1133  – Dans le cas prévu à l’Article précédent, le juge peut ne pas entendre les époux et se borner à examiner avec leur avocat la convention. En l’absence de difficulté, il homologue la convention et prononce le divorce.Sinon il peut, sans autres formes, demander aux époux de présenter à nouveau la requête dans le mois, après modification de la convention,  s’il n’est pas déféré à cette demande, le juge rend une ordonnance par laquelle il refuse d’homologuer la convention. L’ordonnance mentionne le délai d’appel et le point de départ de ce délai

.Article 1134 Code procédure civile – L’ordonnance est susceptible d’appel dans les quinze jours de la décision. L’appel est formé, instruit et jugé selon les règles applicables à la matière gracieuse.Article 1135 (Décret nº 2004-1333 décembre 2004)L’instruction de l’affaire et l’audition des époux sont limitées, en toute hypothèse, aux effets de la décision.

Article 1135 –  L’instruction de l’affaire et l’audition des époux sont limitées, en toute hypothèse, aux effets de la décision.

Article 1136 Code procédure civile – Les dépens de l’instance en conversion sont répartis comme ceux de l’instance en séparation de corps.Les dépens afférents à l’instance d’appel sont traités comme ceux d’une instance nouvelle.

Article 1137 Code procédure civile – Le juge est saisi dans les formes prévues pour les référés.Il peut également être saisi par requête remise ou adressée au greffe, conjointement ou par une partie seulement. La requête doit indiquer les nom, prénom et adresse des parties ou, le cas échéant, la dernière adresse connue du défendeur. Pour les personnes morales, elle mentionne leur forme, leur dénomination, leur siège et l’organe qui les représente légalement. Elle contient l’objet de la demande et un exposé sommaire de ses motifs. Elle est datée et signée de celui qui la présente ou de son avocat.
Les autres procédures relevant de la compétence du juge aux affaires familiales
Dispositions diverses

Article 1138  Code procédure civile – Dans les quinze jours de la requête, le greffe convoque le défendeur à l’audience par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Il lui adresse, le même jour, par lettre simple, copie de la requête et de la convocation.Toutefois, lorsque la requête mentionne que l’adresse du défendeur est la dernière adresse connue, le greffe invite le requérant à procéder par voie de signification. Le greffe convoque également, par lettre simple, celui qui a pris l’initiative de la demande. Ce dernier peut aussi être convoqué verbalement, contre émargement, ou selon les modalités de l’Article 652.L’assignation ou la convocation mentionne, à peine de nullité, les dispositions des Art 1139 à 1141.

Article 1139  –  Les parties se défendent elles-mêmes,  elles ont la faculté de se faire assister ou représenter par un avocat.

Article 1140 Code procédure civile – La procédure est orale.

Article 1141  Code procédure civile – Lorsque la demande est formée sur le fondement de l’Article L. 6145-11 du code de la santé publique ou de l’Article L. 132-7 du code de l’action sociale et des familles, toute partie peut aussi, en cours d’instance, exposer ses moyens par lettre adressée au juge, à condition de justifier que la partie adverse en a eu connaissance avant l’audience, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.La partie qui use de cette faculté peut ne pas se présenter à l’audience. Le jugement rendu dans ces conditions est contradictoire. Néanmoins, le juge a toujours la faculté d’ordonner que les parties se présentent devant lui.

Article 1142 Code procédure civile – Lorsqu’il a été saisi par requête, le juge peut décider, soit d’office, soit à la demande d’une partie, que le jugement sera notifié par le greffe par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

LE NOUVEAU DIVORCE AMIABLE ..

intitulé officiel DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL PAR ACTE SOUS SIGNATURE PRIVÉE CONTRESIGNÉ PAR AVOCATS, DÉPOSÉ AU RANG DES MINUTES D’UN NOTAIRE

Modifié par Décret 28 décembre 2016 – art. 4

Chapitre V bis : Le divorce par consentement mutuel par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d’un notaire

Art. 1144 …. L’information prévue au 1° de l’article 229-2 prend la forme d’un formulaire destiné à chacun des enfants mineurs, qui mentionne son droit de demander à être entendu dans les conditions de l’article 388-1 du code civil ainsi que les conséquences de son choix sur les suites de la procédure…. Le modèle de formulaire est fixé par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. (modèle ci-joint)

Art.  1144-1 … La convention de divorce par consentement mutuel par acte sous signature privée contresigné par avocats précise le nom du notaire ou de la personne morale titulaire de l’office notarial chargé de recevoir l’acte en dépôt au rang de ses minutes.

Art.  1144-2 … La convention de divorce mentionne, le cas échéant, que l’information prévue au 1° de l’article 229-2 du code civil n’a pas été donnée en l’absence de discernement de l’enfant mineur concerné.

Art.  1144-3 … La convention de divorce précise la valeur des biens ou droits attribués à titre de prestation compensatoire … Lorsque ceux-ci sont soumis à la publicité foncière, l’attribution est opérée par acte dressé en la forme authentique devant notaire, annexé à la convention.

Art.  1144-4 … La convention de divorce qui fixe une pension alimentaire ou une prestation compensatoire sous forme de rente viagère rappelle les modalités de recouvrement et les règles de révision de la créance ainsi que les sanctions pénales encourues en cas de défaillance.

Art.  1144-5 … La convention de divorce fixe la répartition des frais de celui-ci entre les époux sous réserve de l’application des dispositions de l’article 123-2 du décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 lorsque l’un des époux bénéficie de l’aide juridictionnelle  … A défaut de précision de la convention, les frais du divorce sont partagés par moitié.

Art.  1145 … La convention de divorce est signée par les époux et leurs avocats ensemble, en trois exemplaires. … Le cas échéant, y sont annexés le formulaire signé et daté par chacun des enfants mineurs, l’état liquidatif de partage en la forme authentique et l’acte authentique d’attribution de biens soumis à publicité foncière.

Chaque époux conserve un original de la convention accompagné, le cas échéant, de ses annexes et revêtu des quatre signatures. Le troisième original est destiné à son dépôt au rang des minutes d’un notaire.  … Le cas échéant, un quatrième original est établi, dans les mêmes conditions, pour permettre la formalité de l’enregistrement.

Art.  1146 … La convention de divorce et ses annexes sont transmises au notaire, à la requête des parties, par l’avocat le plus diligent, aux fins de dépôt au rang des minutes du notaire, dans un délai de sept jours suivant la date de la signature de la convention.  … Lorsqu’elles sont rédigées en langue étrangère, la convention et ses annexes sont accompagnées d’une traduction effectuée par un traducteur habilité au sens de l’article 7 du décret n° 2007-1205 du 10 août 2007. … Le dépôt de la convention intervient dans un délai de quinze jours suivant la date de la réception de la convention par le notaire.

Art.  1147 … Mention du divorce est portée en marge de l’acte de mariage ainsi que de l’acte de naissance de chacun des époux, à la requête de l’intéressé ou de son avocat, au vu d’une attestation de dépôt délivrée par le notaire. L’attestation mentionne l’identité des époux et la date du dépôt.  … Si le mariage a été célébré à l’étranger et en l’absence d’acte de mariage conservé par un officier de l’état civil français, mention du divorce est portée en marge de l’acte de naissance de chacun des époux, si cet acte est conservé sur un registre d’état civil français. A défaut, l’attestation de dépôt est conservée au répertoire mentionné à l’article 4-1 du décret du 1er juin 1965 portant création d’un service central d’état civil au ministère des affaires étrangères.

Toutefois, cette mention ne peut être portée en marge de l’acte de naissance d’un Français qu’après transcription sur les registres de l’état civil de l’acte de mariage célébré par l’autorité étrangère à compter du 1er mars 2007.

Art.  1148 … Il est justifié, à l’égard des tiers, du divorce par consentement mutuel prévu à l’article 229-1 du code civil par la production d’une attestation de dépôt délivrée par le notaire ou d’une copie de celle-ci.

Art.  1148-1 ….  Les mainlevées, radiations de sûretés, mentions, transcriptions ou publications rendues nécessaires par le divorce prévu à l’article 229-1 du code civil sont valablement faites au vu de la production, par tout intéressé, d’une copie certifiée conforme de la convention de divorce et, le cas échéant, de ses annexes ou d’un de leurs extraits.

Art.  1148-2 …. Dès qu’un enfant mineur manifeste son souhait d’être entendu par le juge dans les conditions prévues à l’article 388-1 du code civil, la juridiction peut être saisie selon les modalités prévues aux articles 1088 à 1092.

Les époux peuvent également, jusqu’au dépôt de la convention de divorce au rang des minutes d’un notaire, saisir la juridiction d’une demande de séparation de corps ou de divorce judiciaire dans les conditions prévues aux articles 1106 et 1107.

Contenu du Jugement

Article 450,   Si le jugement ne peut (pas) être prononcé sur-le-champ, le prononcé est en renvoyé, pour plus ample délibéré, à une date que le président indique.Il peut toutefois aviser les parties, à l’issue des débats, que le jugement sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la juridiction, à la date qu’il indique.

Article 451,   Les décisions contentieuses sont prononcées publiquement et les décisions gracieuses hors la présence du public, le tout sous réserve des dispositions particulières à certaines matières.

Article 451,  Les décisions contentieuses sont prononcées en audience publique et les décisions gracieuses hors la présence du public, le tout sous réserve des dispositions particulières à certaines matières. La mise à disposition au greffe obéit aux mêmes règles de publicité.

Article 452,  Le jugement est prononcé par l’un des juges qui l’ont rendu même en l’absence des autres et du ministère public.Le prononcé peut se limiter au dispositif.

Article 452-1,  Le  jugement prononcé en audience est rendu par l’un des juges qui en ont délibéré, même en l’absence des autres et du ministère public. Le prononcé peut se limiter au dispositif.

Article 453,  La date du jugement est celle à laquelle il est prononcé, en audience ou par mise à disposition au greffe.

Article 454,  Le jugement est rendu au nom du peuple français.Il contient l’indication :
– de la juridiction dont il émane,
– du nom des juges qui en ont délibéré,
– de sa date,
– du nom du représentant du ministère public s’il a assisté aux débats,
– du nom du secrétaire,
– des nom, prénoms ou dénomination des parties ainsi que de leur domicile ou siège social,
– le cas échéant, du nom des avocats ou de toute personne ayant représenté ou assisté les parties, – en matière gracieuse, du nom des personnes auxquelles il doit être notifié.

Article 455,  Le jugement doit exposer succinctement les prétentions respectives des parties et leurs moyens. Cet exposé peut revêtir la forme d’un visa des conclusions des parties avec l’indication de leur date. Le jugement doit être motivé. Il énonce la décision sous forme de dispositif.

Article 456,   Le jugement est signé par le président et par le secrétaire. En cas d’empêchement du président, mention en est faite sur la minute qui est signée par l’un des juges qui en ont délibéré.

Article 457  Le jugement a la force probante d’un acte authentique, sous réserve des dispositions de l’Article 459.

Article 458,   Ce qui est prescrit par les articles 447, 451, 454, en ce qui concerne la mention du nom des juges, 455 (alinéa 1) et 456 doit être observé à peine de nullité.Toutefois, aucune nullité ne pourra être ultérieurement soulevée ou relevée d’office pour inobservation des formes prescrites aux Article 451 et 452 si elle n’a pas été invoquée au moment du prononcé du jugement par simples observations dont il est fait mention au registre d’audience.

Article 459… L’omission ou l’inexactitude d’une mention destinée à établir la régularité du jugement ne peut entraîner la nullité de celui-ci s’il est établi par les pièces de la procédure, par le registre d’audience ou par tout autre moyen que les prescriptions légales ont été, en fait, observées.

Article 460… La nullité d’un jugement ne peut être demandée que par les voies de recours prévues par la loi.

Article 461,  Il appartient à tout juge d’interpréter sa décision si elle n’est pas frappée d’appel. La demande en interprétation est formée par simple requête de l’une des parties ou par requête commune. Le juge se prononce les parties entendues ou appelées.

Article 462,  Les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l’a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande.Le juge est saisi par simple requête de l’une des parties, ou par requête commune,  il peut aussi se saisir d’office. Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées.La décision rectificative est mentionnée sur la minute et sur les expéditions du jugement. Elle est notifiée comme le jugement. Si la décision rectifiée est passée en force de chose jugée, la décision rectificative ne peut être attaquée que par la voie du recours en cassation.

Article 463,  La juridiction qui a omis de statuer sur un chef de demande peut également compléter son jugement sans porter atteinte à la chose jugée quant aux autres chefs, sauf à rétablir, s’il y a lieu, le véritable exposé des prétentions respectives des parties et de leurs moyens.La demande doit être présentée un an au plus tard après que la décision est passée en force de chose jugée ou, en cas de pourvoi en cassation de ce chef, à compter de l’arrêt d’irrecevabilité. Le juge est saisi par simple requête de l’une des parties, ou par requête commune. Il statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées.La décision est mentionnée sur la minute et sur les expéditions du jugement. Elle est notifiée comme le jugement et donne ouverture aux mêmes voies de recours que celui-ci.

Article 464… Les dispositions de l’article précédent sont applicables si le juge s’est prononcé sur des choses non demandées ou s’il a été accordé plus qu’il n’a été demandé.

Article 465,  Chacune des parties a la faculté de se faire délivrer une expédition revêtue de la formule exécutoire. S’il y a un motif légitime, une seconde expédition, revêtue de cette formule, peut être délivrée à la même partie par le secrétaire de la juridiction qui a rendu le jugement. En cas de difficulté, le président de cette juridiction statue par ordonnance sur requête.

Article 465-1,  Lorsqu’un jugement fixe une pension alimentaire ou une des créances prévues aux Article 214, 276 et 342 du Code civil, les parties sont informées par un document joint à l’expédition du jugement des modalités de recouvrement, des règles de révision de la créance et des sanctions pénales encourues.Article 466,  En matière gracieuse, copie de la requête est annexée à l’expédition du jugement.

Instruction ou Mise en Etat

Article 763,  L’affaire est instruite sous le contrôle d’un magistrat de la chambre à laquelle elle a été distribuée.Celui-ci a mission de veiller au déroulement loyal de la procédure, spécialement à la ponctualité de l’échange des conclusions et de la communication des pièces. Il peut entendre les avocats et leur faire toutes communications utiles. Il peut également, si besoin est, leur adresser des injonctions.Il peut ordonner le retrait du rôle dans les cas et conditions des Article 382 et 383.

Article 764,   Le juge de la mise en état fixe, au fur et à mesure, les délais nécessaires à l’instruction de l’affaire eu égard à la nature, à l’urgence et à la complexité de celle-ci, et après avoir provoqué l’avis des avocats. Il peut accorder des prorogations de délai. Il peut également renvoyer l’affaire à une conférence ultérieure en vue de faciliter le règlement du litige.

Article 765,  Le juge de la mise en état peut inviter les avocats à répondre aux moyens sur lesquels ils n’auraient pas conclu, à fournir les explications de fait et de droit nécessaires à la solution du litige et, le cas échéant, à mettre leurs écritures en conformité avec les dispositions de l’Article 753. Il peut se faire communiquer l’original des pièces versées aux débats ou en demander la remise en copie.

Article 766,  Le juge de la mise en état procède aux jonctions et disjonctions d’instance.

Article 767,  Le juge de la mise en état peut, même d’office entendre les parties.L’audition des parties a lieu contradictoirement à moins que l’une d’elles, dûment convoquée, ne se présente pas.

Article 768,  Le juge de la mise en état peut constater la conciliation, même partielle, des parties.

Article 768-1,  Le juge de la mise en état peut inviter les parties à mettre en cause tous les intéressés dont la présence lui paraît nécessaire à la solution du litige.

Article 769,  Le juge de la mise en état constate l’extinction de l’instance.

Article 770,  Le juge de la mise en état exerce tous les pouvoirs nécessaires à la communication, à l’obtention et à la production des pièces.

Article 771… Lorsque la demande est présentée postérieurement à sa désignation, le juge de la mise en état est, jusqu’à son dessaisissement, seul compétent, à l’exclusion de toute autre formation du tribunal, pour :
1. Statuer sur les exceptions de procédure et sur les incidents mettant fin à l’instance,
2. Allouer une provision pour le procès,
3. Accorder une provision au créancier lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Le juge de la mise en état peut subordonner l’exécution de sa décision à la constitution d’une garantie dans les conditions prévues aux Article 517 à 522,
4. Ordonner toutes autres mesures provisoires, même conservatoires, à l’exception des saisies conservatoires et des hypothèques et nantissements provisoires, ainsi que modifier ou compléter, en cas de survenance d’un fait nouveau, les mesures qui auraient déjà été ordonnées,
5. Ordonner, même d’office, toute mesure d’instruction.

Article 772,   Le juge de la mise en état peut statuer sur les dépens.

Article 773,  Les mesures prises par le juge de la mise en état sont l’objet d’une simple mention au dossier,  avis en est donné aux avocats.Toutefois, dans les cas prévus aux Article 769 à 772, le juge de la mise en état statue par ordonnance motivée sous réserve des règles particulières aux mesures d’instruction.

Article 774,  L’ordonnance est rendue, immédiatement s’il y a lieu, les avocats entendus ou appelés. Les avocats sont convoqués par le juge à son audience.En cas d’urgence, une partie peut, par notification entre avocats, inviter l’autre à se présenter devant le juge aux jour, heure et lieu fixés par celui-ci.

Article 775,  Les ordonnances du juge de la mise en état n’ont pas, au principal, l’autorité de la chose jugée.

Article 776,  Les ordonnances du juge de la mise en état ne sont pas susceptibles d’opposition. Elles peuvent être frappées de contredit lorsqu’elles statuent sur la compétence, la litispendance ou la connexité.Elles ne peuvent être frappées d’appel ou de pourvoi en cassation qu’avec le jugement sur le fond. Toutefois, elles sont susceptibles d’appel dans les cas et conditions prévus en matière d’expertise ou de sursis à statuer. Elles le sont également, dans les quinze jours à compter de leur signification :
1º Lorsqu’elles ont pour effet de mettre fin à l’instance ou lorsqu’elles constatent son extinction,
2º Lorsqu’elles ont trait aux mesures provisoires ordonnées en matière de divorce ou de séparation de corps,
3º Lorsque, dans le cas où le montant de la demande est supérieur au taux de compétence en dernier ressort, elles ont trait aux provisions qui peuvent être accordées au créancier au cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable.

Article 777,  Le juge de la mise en état contrôle l’exécution des mesures d’instruction qu’il ordonne, sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l’Article 155.
Article 778,  Dès l’exécution de la mesure d’instruction ordonnée, l’instance poursuit son cours à la diligence du juge de la mise en état.

Article 779,  Dès que l’état de l’instruction le permet, le juge de la mise en état renvoie l’affaire devant le tribunal pour être plaidée à la date fixée par le président ou par lui-même s’il a reçu délégation à cet effet. Le juge de la mise en état déclare l’instruction close. La date de la clôture doit être aussi proche que possible de celle fixée pour les plaidoiries.Le juge de la mise en état demeure saisi jusqu’à l’ouverture des débats.

Article 780,  Si l’un des avocats n’a pas accompli les actes de la procédure dans le délai imparti, le renvoi devant le tribunal et la clôture de l’instruction peuvent être décidés par le juge, d’office ou à la demande d’une autre partie, sauf, en ce dernier cas, la possibilité pour le juge de refuser par ordonnance motivée non susceptible de recours. Copie de cette ordonnance est adressée à la partie défaillante, à son domicile réel ou à sa résidence.

Article 781,  Si les avocats s’abstiennent d’accomplir les actes de la procédure dans les délais impartis, le juge de la mise en état peut d’office, après avis donné aux avocats, prendre une ordonnance de radiation motivée non susceptible de recours.Copie de cette ordonnance est adressée à chacune des parties par lettre simple adressée à leur domicile réel ou à leur résidence.

Article 782,  La clôture de l’instruction, dans les cas prévus aux Art 760, 761, 779 et 780, est prononcée par une ordonnance non motivée qui ne peut être frappée d’aucun recours. Copie de cette ordonnance est délivrée aux avocats.

Article 783,  Après l’ordonnance de clôture, aucune conclusion ne peut être déposée ni aucune pièce produite aux débats, à peine d’irrecevabilité prononcée d’office. Sont cependant recevables, les demandes en intervention volontaire, les conclusions relatives aux loyers, arrérages, intérêts et autres accessoires échus et aux débours faits jusqu’à l’ouverture des débats, si leur décompte ne peut faire l’objet d’aucune contestation sérieuse, ainsi que les demandes de révocation de l’ordonnance de clôture.Sont également recevables, les conclusions qui tendent à la reprise de l’instance en l’état où celle-ci se trouvait au moment de son interruption.

Article 784,  L’ordonnance de clôture ne peut être révoquée que s’il se révèle une cause grave depuis qu’elle a été rendue,  la constitution d’avocat postérieurement à la clôture ne constitue pas, en soi, une cause de révocation. Si une demande en intervention volontaire est formée après la clôture de l’instruction, l’ordonnance de clôture n’est révoquée que si le tribunal ne peut immédiatement statuer sur le tout.L’ordonnance de clôture peut être révoquée, d’office ou à la demande des parties, soit par ordonnance motivée du juge de la mise en état, soit, après l’ouverture des débats, par décision du tribunal.

Article 785,  S’il estime que l’affaire le requiert, le président de la chambre peut charger le juge de la mise en état d’établir un rapport écrit,  exceptionnellement, il peut en charger un autre magistrat ou l’établir lui-même. Le rapport expose l’objet de la demande et les moyens des parties, il précise les questions de fait et de droit soulevées par le litige et fait mention des éléments propres à éclairer le débat.Le magistrat chargé du rapport présente celui-ci à l’audience, avant les plaidoiries, sans faire connaître son avis.

Article 786,  Le juge de la mise en état ou le magistrat chargé du rapport peut si les avocats ne s’y opposent pas, tenir seul l’audience pour entendre les plaidoiries. Il en rend compte au tribunal dans son délibéré.

Article 787,  Les mesures d’instruction ordonnées par le tribunal sont exécutées sous le contrôle du juge de la mise en état. Dès l’accomplissement d’une mesure d’instruction, le président de la chambre à laquelle l’affaire a été distribuée la renvoie à l’audience du tribunal ou au juge de la mise en état comme il est dit à la sous-section II ci-dessus.

Nota : En devenant adhérant, il vous sera remis la copie des articles de loi concernant le divorce Codes Civil et Procédure Civile

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